Niolon

      En direct de la calanque de Niolon, nos journalistes de l'extrême ont décidé de vous faire vivre au plus près les émotions et évènement du fameux weekend de la SPBB du 8-9 Avril 2018.

      Même si les prévisions météo n'étaient pas sensationnelles, le club met toute son énergie pour que le weekend ait lieu, on interroge donc quelques acteurs de ce week-end, Jérôme organisateur principal et accessoirement président du club.

 

Journaliste : Jérôme, on est donc dimanche à midi, quel bilan tires-tu de ce week-end ?

 

Jérôme : Ouai ben écoute, gros week-end, beaucoup de participant, 50 ont répondu à l’appel, je les motive bien et vends bien cette sortie, donc c’est top.

Tout démarre bien vendredi, tous les voyants sont au vert, un covoiturage organisé idéalement, personne n'a perdu son bungalow, la météo du lendemain est correcte, donc on est hyper confiant.

 

Journaliste : Qu'as-tu pensé des plongées ?

 

J : Tu sais moi les plongées je les connais par cœur ici, par contre, il y en a un pour qui elles avaient une saveur particulière, notre directeur de plongée, Hubert.

 

Journaliste : Hubert, il paraît que tu n'as pas trop d’expérience en tant que directeur de plongée à la SPBB ?

 

Hubert : J'ai passé mon MF1 avec brio l'année passée, là je renforce le staff, je fais les palanquées, je gère quoi.

 

Journaliste : Comment avez-vous organisé les plongées du samedi ?

 

H : On a réparti suivant les niveaux, les niveaux 1 ou à valider, les nouveaux niveaux 2. Notamment on avait à valider le niveau 1 de Yulia et on espérait que Joël et Sébastien puissent aussi valider leur niveau 2.

La plongée du samedi matin s'est globalement bien passée, une partie des plongeurs est parti en bateau direction le site du « Grand tombant » et malgré une mise à l'eau un peu délicate en raison de la houle tout le monde est remonté de sa plongée plutôt satisfait.

Plus de peur que de mal pour Sylvie qui au final, nous a bien tous rappelé que l'important c'est de bien s’hydrater, et sans plus attendre, certains samedi soir ont suivi le conseil avec un grand zèle.

 

Journaliste : Et alors ses validations niveau 1 et niveau 2 ça a donné quoi ?

 

Yulia : Привет, (bonjour, ndlr)

Bien me concernant, beaucoup d’appréhension étant donné que je n’avais pas plongée depuis longtemps, je suis partie du port avec Jean-Thierry, on a enchainé stabilisation au fond à 12m, vidage de masque et tout s'est bien passé, on a même croisé un poulpe. Puis, finalement conditions météo obligent la plongée de l'après-midi était super conviviale vu que tout le monde est parti du port.

Faut croire que je me suis bien débrouillée, puisque à l'apéro du soir, on m'a annoncé que j'avais mon niveau 1 !!!

 

Journaliste : Et les niveaux 2 ?

 

Joël : La première plongée a été sportive avec une mise à l'eau nauséeuse, avec un essoufflement ; qui a retardé notre descente de 5 bonnes minutes. J'ai été désigné d´office pour l’orientation. Le début s'est bien passé jusqu'aux IPD (Intervention sur Personne en Difficulté, ndlr).

 

Sébastien : … ouais en effet, on a mis presque 10 minutes sur l'IPD que j'ai réalisé...

 

Joël : Vu l’IPD de Sébastien, il a bien fallu que je rattrape le retard, avec une IPD express.

 

Hubert : J'ai tout soufflé mais ça n’a pas suffi. On a dû arrêter l´exercice, IPD non validée.

 

Joel : Ensuite, l’orientation était complexe suite aux IPD en pleine eau, on avait perdu tous les repères pour suivre le parcours planifié à l’origine, on est quand même descendu à 40m, sans difficulté. Un petit bonus avec une belle langouste entre le tombant et le sable. Enfin, un petit parachute, car à Marseille, les fanions de signalement de plongeur, c’est fait pour slalomer. On sort loin, mais pas forcément les plus loin du bateau.

 

Journaliste : La deuxième plongée ?

 

Sébastien : Du port ; il y avait même un embouteillage dans le port, à cause de la mer agitée, les mises à l'eau était minutée et enchainée, bref un périph’ lyonnais à 17h le vendredi.

J'étais cette fois d'orientation, il fallait repérer une voute, qui était en fait un surplomb, puis coupé à gauche pour les pyramides... qui était en fait des rochers un peu plus gros que la moyenne.

 

Joël : J'ai pu ici enchainer une deuxième IDP.

 

Hubert : Réalisée nickel.

 

Joël : Oui, beaucoup mieux, et retour au port.

 

Journaliste : Après une journée riche en émotion ; tout le monde était pressé de retrouver son lit ?

 

Isabelle : Hop hop hop, on a pris l’apéro !!! Vu le mal que je me suis donné pour organiser les bungalows et les covoiturages, on l’avait bien mérité, puis c’est une super tradition, on se rejoint tous sur le fort, la vue est magnifique. Punch, saucisson, photo de groupe, remise des niveaux, nomination des reporters par notre ancien président. Tout était au rendez-vous pour un bon moment convivial.

On a filé au repas, et finit la soirée par une partie endiablé et géante de Times Up… il aurait fallu filmer les quelques mimes de nos plongeurs.

 

Journaliste : Paré pour une deuxième journée.

 

Jérôme :

Là on coince un peu. On a quelques motivés, ou plutôt acharné car on a ce matin, une houle importante, du vent, mais cela semblait jouable si on restait abrité le long de la côte, jusqu’à que l’on ait le retour des premiers plongeurs, quelques-uns, piqués par les méduses qui nous décrivent des conditions difficiles. Donc on annule la plongée et énorme déception parmi les courageux équipés prêt à mette à l'eau.

On finit du coup au bar, avec thé, café, ou bière. Une petite partie de Perudo, où l’on découvre quelques talents côté bluff, remplissage des carnets pour d’autre.

On conclut un très bon week-end malgré 2 plongées au lieu de 4.

 

Nos trois diplômés finissent : L'importance ce n'est pas la quantité mais la qualité !!!

 

On retrouvera nos journalistes de l’extrême, la semaine prochaine pour un autre reportage, cette fois-ci, nous suivrons un groupe de chasseur de phoque au milieu du lac Léman

 

 

Sébastien T.

 

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Evènement Club
Matelotage


MATELOTAGE 

Voilà qui intéresse tout les plongeurs qui montent sur un bateau.

Mais aussi les prépa niveau 4 GP et ceux qui en ont fait la demande.

 

Quand?

Lundi 4 juin après la piscine


Par qui?

Emmanuel Certain qui reviendra d'une longue navigation dans les terribles mers du Pacifique Sud.

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Compte-rendu
Marseille suite


On y était !

 

Le samedi soir, alors que Mickaël rentrait à Lyon, nous savourions de délicieuses pizzas grâce à Sylvie et Jean-Paul qui avaient découvert une bonne adresse lors d’un précédent séjour. Alors que tout le monde se déclarait repu, tous ou presque succombèrent aux glaces et sorbets maison avant de rentrer se coucher chez Balanea pour un repos bien mérité.

 

Le dimanche matin, le soleil n’était pas aussi présent que la veille. Le ciel était nuageux mais il faisait doux. A l’YCPR, pas beaucoup de courageux pour aller plonger. En plus de nous, seul un plongeur local était présent pour nous accompagner. Comme l’après-midi de la veille, nous nous sommes dirigés en direction du cap Croisette, le bateau naviguant sur la houle. Une fois le cap passé, le vent d’est annoncé par Nicolas avait complètement modifié la surface de la mer. La traversée jusqu’à l’île de Jarre et la pierre de Briançon fut plus mouvementée.

 

Nous fûmes les premiers à nous immerger, Laurent, mon moniteur du jour et moi. L’équilibrage des pression dans les oreilles se fit bien et nous nous sommes retrouvés assez rapidement à vingt mètres de profondeur. En longeant le tombant, nous avons croisé l’ancre du bateau et je repensais à Jérôme qui, la veille, m’avait fait remarquer qu’il était utile de mémoriser sa profondeur pour la retrouver plus facilement ainsi que le bateau qui va avec. Je retiendrai de cette plongée les nombreuses gorgones jaunes et pourpres que nous avons vu ainsi que la satisfaction d’avoir réussi à utiliser le poumon ballast pour monter et descendre.

 

De retour sur le bateau, il me fallut me concentrer sur les îles au loin pour ne pas attraper le mal de mer mais une fois le bateau reparti, l’air marin éloigna le risque de tomber malade. 

 

De retour sur Lyon, je me remémorais les trois belles plongées de ce week-end en compagnie de Hubert, Jérôme et Laurent. Merci à vous de nous permettre, nous, plongeurs en formation, de vivre ces belles expériences.


Sébastien Gatouillat


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Compte-rendu
Mareille


BONNES BULLES

 

4h30 : rendez-vous à Pierre-Bénite pour l’ouverture des plongées 2018. Destination Marseille avec deux minibus prêtés par la municipalité. Une première en mer Méditerranée pour Seb et moi.

 

6h05 : perso, je préfère prendre le train, pour dormir plus et m'économiser une heure de voyage avec un billet à 16 euros. Je jubile.

 

7h58 : plus le temps de prendre les transports en commun, je commande une Uber qui me coûtera huit fois le prix du billet de train.

 

8h20 : j’arrive tout de même frais et dispo un peu avant tout le monde, mais je jubile quand même un peu moins.

 

8h30 : la fine équipe débarque. Jérôme salue chaleureusement 182 connaissances qu’il a du jadis croiser lors des milliers de plongées qu’il a effectué à travers le monde depuis 1932.

 

8h47 : Jérôme explique au club qui nous reçoit que c’est, pour Seb et moi, notre première vraie sortie en mer, nos “premières bulles”. Je suis vexé, ayant déjà plongé trois fois en eaux tropicales (en bouteille mais sans combinaison).

 

9h12 : Je m’aperçois que j’ai oublié mon maillot. Je propose de monter une section naturiste. Peu suivi, je décide tout de même d’être particulièrement précautionneux avec la double fermeture éclaire de ma combinaison qui débute à mon entrejambe.

 

9h18 : ma combinaison enfilée, je m’aperçois que Jérôme avait raison, c’est effectivement ma grande première fois dans de telles conditions. Je me sens claustrophobe dans tout ce néoprène.

 

9h19 : Jérôme fait une blague sur mon poids.

 

9h30 : nous montons enfin dans le zodiac. Les conditions sont idéales. Ciel dégagé, température extérieure clémente. Certains annoncent une eau à 14 degrés. Par fierté personnelle, je retiendrais plutôt les 12 estimés par notre président.

 

9h32 : Hubert explique à Sylvie1 que ce qu’elle appelle une bouée n’est autre que le pare-battage qui protège les navires des chocs. Information qui pourrait avoir son importance...

 

9h42 : on annonce les palanquées. Le directeur de plongée aussi capitaine du navire me dit que j’ai du bol, pour ma première, ça sera l’épave. Sur le coup, je trouve qu’il y va un peu fort avec Jérôme... Seb lui hérite d’Hubert, le Grand Organisateur de l’édition, formateur en chef des niveaux 1 de la promo 2017-2018.

 

9h58 : nous jetons l’ancre sous le phare de l’île de Planier. Un phare à l’utilité somme toute assez relative vu le navire reposant à quelques mètres sous le niveau de la mer. Mais je comprends alors ce que la capitaine entendait par épave à 9h42.

 

10h05 : C’est la grande bascule. Personne ne semble souffrir du froid.

 

10h15 : Après une petite 10ne de minute, je me dis qu’il n’y a pas grand chose à voir finalement dans ces fonds marseillais.

 

10h16 : Jérôme me fait comprendre que j’ai beaucoup trop de buée sur mon masque, et, après un vidage réussi, je réalise enfin quel chouette environnement m’entoure.

 

10h32 : l’épave est impressionnante. On a envie de s’y glisser, mais la limite à 12 mètres fixée par le directeur de plongée pour “les premières bulles” (pourtant repoussée à 18 mètres par nos gentils chefs de palanquée) ne suffit pas. Nous reviendrons sans doute un jour.

 

10h50 : après une montée sur le bateau laborieuse et un masque balancé par dessus bord par mégarde, je vois Seb sortir de l’eau bien après-moi. Je dois reconnaître qu’il consomme beaucoup moins vite son air et ça m’énerve. Guillaume déclare ensuite après 1h de plongée qu’il lui reste 199,9 bars dans sa bouteille. Il m’énerve encore plus.

 

11h59 : retour au port. Alors que j’aide une inconnue à détacher sa bouteille, Jérôme tente une blague sexiste. N’ayant pas dû bien lire la presse depuis ces dernières semaines, logiquement, il se ramasse.

 

12h15 : Sylvie2 débarque après avoir loupée la plongée du matin. Elle prétexte une histoire chelou de chatte malade avec plus de 40 de fièvre. Je regarde Jérôme et lui demande par où on passe pour prendre la température d’un chat ?

 

12h28 : nous montons à 10 dans une véhicule 9 places. Jérôme en profite pour placer une nouvelle blague sur mon poids.

 

12h35 : arrivée au restaurant. La serveuse n’a pas l’air dégourdie. Le patron m’explique que c’est sa copine et qu’elle débute histoire de marquer son territoire face aux requins de la SPPB. Bref, un seul plat du jour à la carte, ça sera rouget en papillote pour tout le monde.

 

12h38 : après son demi en apéro, Jérôme déclare qu’il préfère le rouge mais dans le doute, commande aussi du blanc et du rosé. Coup de bol pour notre budget, il n'existe pas d’autres couleurs de vin... du moins, dans ce restaurant.

 

12h41 : on nous promet du poisson frais. J'entends pourtant comme le bruit d’un micro-onde en fond de salle (mauvaise foi). Nous sommes 10, il n’y a que 9 plats du jour. Jean-Paul, qui a le bras long, hérite pour le même prix d’un menu spécial avec rouget grillé XXL.

 

13h02 : on nous sert un demi mini filet de rouget en papillote. Je crois d’abord que c’est une énième blague de Jérôme sur mon poids. Deux ou trois affamés jettent un regard envieux à l’assiette de Jean-Paul et décident d’inverser discrètement le branchement de son détendeur sur sa bouteille pour la plongée de l’après-midi. Ils se tromperont finalement et s’en prendront au matériel de Sylvie2 qui s’en rendra compte après avoir enfilée ses palmes.

 

13h12 : Jérôme propose une dernière tournée de blanc et termine la bouteille. Bien heureusement Hubert conduira au retour.

 

13h20 : On me sert une panacotta au nutella, ou du nutella à la panacota, sans doute la plus calorique de l’histoire. Je décide d’enlever un kg de leste pour ma prochaine mise à l’eau.

 

13h36 : Hubert se demande s’il doit encore attendre 10 minutes avant de prévenir le club que nous serons en retard. On lui fait remarquer que le rendez-vous était à 13h30. Il décide plutôt de prendre un café.

 

13h42 : la serveuse s’excuse d’avoir été un peu nulle. Elle débute. Jérôme lui dit que c’est super d’être nul et que c’est chiant la perfection. Je comprends mieux ses compliments à mon encontre après notre duo du matin.

 

13h47 : après un demi tour d’Hubert qui aurait fait éliminer plus d’un candidat aux permis de conduire et un sens interdit pas loin d’être emprunté (le panneau était tout petit d’après Sylvie1), nous arrivons à bon port.

 

14h18 : Laurent fait remarquer, après un passage à la pension, qu’il y a trois lits dans la pièce où il va dormir. Tout le monde vérifie la répartition des chambres pour être bien certain d’échapper à ses célèbres bruits nocturnes.

 

14h42 : nous remontons enfin à bord du zodiac. Destination un truc rocheux entouré de poissons dont plein de mérous d’après le capitaine. Des mérous aperçus un peu plus tard seulement par les mythos du club dont Clément qui dira en avoir vu des tous petits comme pour amoindrir la taille de son bobard.

 

15h26 : le capitaine donne les palanquées. Seb est cette fois avec Jérôme, moi avec Hubert. On nous rappelle bien de ne rien toucher et de respecter l’environnement.

 

16h10 : je remonte à bord avec un peu plus de grâce cette fois et le masque bien autour du cou, suivi de peu par Seb (j’ai triché en piquant de l’air via l’octopus d’Hubert). Je réalise tout de même que malgré les avertissements préalables et répétés du capitaine sur le fait de ne rien toucher, j’ai surpris sous l’eau Jérôme simulant une pétanque avec une roche et vu Hubert peloter l’arrière train d’une murène. Clap clap clap. Le bel exemple.

 

16h38 : Un peu remué par une petite houle sur le retour, j’essaie de penser à autre chose et me remémore cette chouette plongée pleines de couleurs, de poissons dont je ne connais pas le nom et d’étoiles de mer (pensée pour Anne-So). Je me dis que personne n’a vomi sur la journée (pensée pour Salvo), même si j’ai bien failli verser ma contribution aux poissons à chaque remontée, attendant les autres, brassé par le rouli du bateau.

 

17h02 : retour au port. Le capitaine me demande de placer le pare-battage. Je fais la manoeuvre comme un vieu loup de mer, pas peu fier d’avoir surpris la leçon du matin d’Hubert à Sylvie1.

 

17h30 : Seb et moi recevons fièrement notre certificat ratifiant notre niveau (sous réserve de faire encore deux plongées). Jerome qui n’a décidément pas bu que la tasse aujourd’hui, se trompe sur le prénom de Seb sur le diplôme officiel. Sylvie1 lance l’appel de l’apéro. Ti-punch pour tout le monde.

 

18h12 : Hubert et Jérôme décident après un premier verre de partir seuls à pieds chercher un resto ouvert pour le lendemain. J’hésite à leur parler d’Internet...

 

18h26 : bien heureusement la team JP et Sylvie2 connaît une “pizzéria fabuleuse” pour le soir même que je n’aurai pas la chance de découvrir sur cette cession, devant reprendre le train pour Lyon.

 

18h42 : nouvel Uber pour la gare avec un chauffeur fort sympathique, qui me révèle que son grand rêve serait de voir de son vivant la paix dans le monde. Je lui conseille de s’inscrire au concours de miss France. Il termine tout de même en me disant qu’il trouve Poutine pas si pire. Je me dis qu’il est vraiment temps que ce voyage se termine.

 

21h et quelques : dans le train, j’écris ces quelques mots et me permets une dernière remarque. La plongée, c’est quand même des heures de préparation pour quelques dizaines de minutes de plaisir. Je me demande si tout celà en vaut bien la peine... Puis réalise que pas mal de belles histoires commencent un peu comme ça.

 

Mickaël Draï 

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Compte-rendu
Marseille


Les « warriors » sous la neige à Marseille.

 

Nous étions 17 inscrits, puis 16 et le nombre de plongeurs en est resté là. Et pourtant la météo n’était pas incitative. Puis, un embarquement dans les deux mini bus obligeamment prêtés part les services techniques de la mairie à 4 h 45 du matin… c’est dur même pour ceux qui ont préparé des niveaux avec la Commission technique départementale !

 

Départ du parking de Pierre Bénite à 5 h, pour une arrivée à YCPR à 8 h 30. Dès 9 h les seize guerriers-plongeurs sont sur le pneumatique qui, avec ses 250 CV, nous emmène aux Farillons. La température extérieure avec le soutien du mistral oscille entre 2 et 4° ! Les vagues chahutent la frêle embarcation conduite cependant avec doigté et expérience par Nicolas, le pilote d’YCPR. La neige tombe sur la mer et nimbe d’un manteau blanc les collines et les calanques. Au loin, le Frioul conjugue ses falaises de calcaire avec la neige. Et les Sppbistes s’accrochent au bastingage, puis s‘immergent dans une eau somme toute assez chaude (14°). Laurence, Philippe et moi longeons la falaise à mi-profondeur pour accéder au tombant et ses magnifiques déploiements de gorgones rouges (avec le phare) dénommées Paramuricea Clavata. Et bien que je connaisse bien cette plongée, je reste toujours aussi ébahi par la splendeur des arches sous lesquelles les bancs de sars se rassemblent, ou les rochers sont tapissés de parazoanthus axinellae. Lors d’une plongée en hiver, j’avais rencontré un banc de petits calamars se tenant en sustentation grâce à leurs nageoires latérales. Beau spectacle n’est ce pas Philippe Jonet ! Retour au bateau, palier court et exercice improvisé mais involontaire avec mes deux camarades de plongée, niveau 2, expérimentés. Stabilisé à 5 m sans palier (bien que l’ordinateur de Philippe fasse des siennes !), je me laisse remonter légèrement par le courant, néglige de vider ma combinaison étanche, perds mes palmes insuffisamment coincées par un chausson inadapté et me retrouve en surface comme une tortue renversée sans pouvoir me remettre à plat (combinaison gonflée et absence de palmes !). Pas d’inquiétude le zodiac est à quelques mètres et mes deux camarades m’assistent pour rejoindre le bateau. Quel enseignement en tirer ? D’abord il faut se familiariser avec son nouvel équipement (c’était la première fois que j’utilisais une étanche en mer), réduire les paliers (nous n’en avions pas !) et modifier le serrage des palmes en fonction de l’épaisseur des chaussons de l’étanche, épaisseur différente de celle des bottillons ! Car on ne le dit pas assez : en plongée nous sommes en appui sur l’eau ce qui permet l’équilibre, la stabilisation et rester plat. ET sans palmes croyez moi ce n’est pas simple, on roule dans tous le sens 

 

Et voilà pourquoi, sous les rires moqueurs de mes vieux compagnons de plongée, je fus désigné comme rédacteur désigné d’office (RDO). Enfin, les rires devinrent crispés sous l’effet du vent et du froid qui nous accompagna au retour au port. Vingt minutes de navigation à surfer sur les vagues tout en chantant à « tue-tête ». La douche chaude et le repas au restaurant de l’YCPR furent très appréciés.

 

Mais l’élan était brisé pour six d’entre nous qui renoncèrent à la plongée de l’après-midi au cap Caveau (ile de Frioul), la mer étant encore plus démontée. Ce qui ne fut plus qu’un souvenir quand réunis autour d’un ti-punch servi par le team bar nous nous réchauffâmes avant de rejoindre le restaurant la Grotte  à Cannelongue. Tablée de seize autour d’oursins, risottos, gambas, pizzas et calamars dans une ambiance festive. Le coucher fut rapide à Balaena, la fatigue et le froid ayant usés les organismes.

 

Le lendemain sous un ciel bleu grâce à un mistral dégageant les nuages, la plongée se déroula à la grotte Perez. Je ne peux vous en dire davantage, m’étant abstenu de plonger ayant le dos bloqué. Avec Isabelle, gênée par un rhume persistant et des oreilles fragilisées nous avons profité de la lumière magnifique qui donnait à la mer et aux iles de Riou, Plane et Jarre un air de vacances.

 

A la lecture de ces lignes certains d’entre vous se demandent quel est l’intérêt de plonger sous les frimas de l’hiver. Ayant beaucoup plongé en hiver, je peux cependant affirmer d’abord que l’eau est souvent très claire, les lieux de plongée tranquilles, les Marseillais restant sous la couette… et les poissons nombreux. De plus c’est un apprentissage pour ensuite s’immerger dans des eaux plus chaudes sous un soleil bienfaisant.

 

Laurent R-D

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Équipement de Protection Individuel (EPI)


EQUIPEMENT DE PROTECTION INDIVIDUELLE (dit EPI)

ET PLONGEE

Une opération d’information concernant les EPI a été engagée par la fédération via la Commission Technique Nationale (CTN) auprès des clubs. Mais quel impact pour nous et notre club ?

 

D’OU SORT CE TRUC ?

C’est un mixte de textes nationaux et européens (Codes : Du Sport, du travail, de la consommation, directives industrielles…) qui décrit les EPI et les spécificités liées à la plongée. Ceci bien avant le Code Du Sport de 2012. Quelques contrôles en 2016 et 2017 ont fait remonter ces textes oubliés.

 

QUELS SONT CES EPI ?

Le matériel concerné est cité par des textes ou correspond à un descriptif de protection plus générale des personnes.

2 sont cités par le CDS :                                                                                                                        

- Les appareils respiratoires : incluant le 1er et 2eme étage du détendeur, l’octopus, le manomètre, les flexibles raccordés au premier étage. (En tant que matériel protégeant les voies respiratoires).                                                                                                                                                                    - Les masques. (Protection des yeux)

2 autres sont sous-entendus par les définitions de divers textes :                                                         - Les gilets stabilisateur qui sont des SSG (Système de Sécurité Gonflable : tout est dans le nom)    - Les combinaisons qui nous protègent de l’hypothermie, et qui nous servent de gilet de sauvetage (Sur les bateaux de plongée nous sommes dispensé de gilet de sauvetage à condition de porter une combinaison)

 

QUI EST CONCERNE ?

Tout propriétaire d’un de ces matériels.

- Les clubs et les SCA dont la responsabilité pourrait être engagé en cas de non-respect des règles.                                                                                                                                                                   - Tous les plongeurs. Si vous n’êtes pas directement concernés, un établissement d’Activités Physiques et Sportives pourrait vous refuser l’usage de votre matériel non conforme. (APS= un club, une SCA ou toute structure qui vous accueille).

 

QUELLES OBLIGATIONS ?

- Le matériel doit être conforme à la norme CE lui correspondant. (Marqué dessus et/ou sur la notice à conserver)                                                                                                                                             - Il doit être identifié par un N° de série (En son absence en créer un)                                                  - Il doit être entretenu selon les textes, les règles d’hygiènes, les préconisations du fabricant ou à défaut selon les us-et-coutumes.                                                                                                           - Utiliser des pièces préconisées par le constructeur. (D’où la quasi impossibilité de croiser les marques).

COMMENT LE GERER ?

Le club doit tenir une fiche, un cahier ou tout autre moyen de gestion permettant :

- L’identification du produit.                                                                                                                     - Ces caractéristiques.  (La notice du fabricant par exemple)                                                                 - Date d’achat et de mise en service.                                                                                                     - Organisation de l’entretien (Périodicité, qui fait quoi…)                                                                       - Dates et natures des opérations effectuées.                                                                                         - Dates et natures des incidents, pannes…                                                                                             - Mesures d’hygiène et de désinfection.                                                                                                 - Date de mise au rebut ou de sorties de stock.                                                                                     - Précision sur l’éventuelle cession.

Ce document doit être tenu à disposition des utilisateurs, des contrôleurs, et archivées 3 ans après la cession ou mise au rebut.

Si le matériel d’un particulier est dispensé de cette fiche, l’utilisateur doit pouvoir démontrer que la maintenance de ce matériel est réglementairement faite et qu’il est conforme à la norme CE. 

 

Laurent D.

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BY ANKAA